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"La «référence» se présente […] comme une question de tout ou rien […] il peut sembler important, quand on veut comprendre le «fonctionnement du langage», de considérer les expressions que nous utilisons comme «repérant des entités», et non pas simplement comme permettant de «décrire la réalité »."
Explication d’Oriane (Encre noire) : «Faire des mondes»… Décrire la réalité ne signifie en effet rien car il y a autant de «réalités» que d’individus et si je m’efforce d’écrire un roman c’est parce que je veux parler de cette réalité telle que je la perçois par tous mes sens et non comme la «réalité moyenne» d’une approche scientiste. Le paradoxe est que nous ne disposons pour cela que d’une langue commune qui s’efforce de marquer des entités moyennes permettant la communication. Il faut donc tricher avec cette langue et, à partir du noyau commun, l’utiliser d’une façon individuelle. Le style joue ce rôle, mais il ne le joue pas tout seul. La conception du «roman» par exemple est une de ces entités crues communes or je m’efforce, à partir des attendus que suscite ce terme, d’en forger une réalité qui m’est toute personnelle et de la faire partager.
Contexte (du copiste): ce livre de Rorty a près de 500 pages et n'est pas numérisé (du moins je ne l'ai pas trouvé sous cette forme). Je ne l'ai pas relu. Je ne peux donc pas communiquer le contexte exact de cette note d'Oriane. Quant à l'expression "faire des mondes" qu'elle présente comme une citation, elle pourrait venir de Nelson Goodman, mais je n'en ai aucune certitude.
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